20.05.2007

Alter

L'Autre.  Quel autre mot puis-je employer quand je n'ai plus l'impression de rien savoir?  Il y a encore quelques jours, peut-être même quelques heures, je le gratifiais de surnoms affectueux, et je pensais qu'avec le temps, de plus en plus de proximité, de complicité s'instaurait entre nous.

Je connais tes défauts.  Parfois je sais comment tu réagiras dans certaines situations. Je connais aussi tes qualités, ta bonne humeur, ton soutient dans les moments difficiles, ton amour.  Mais je ne savais pas le mur qu'il pouvait y avoir en toi.  Je ne pensais pas avoir à le percuter jamais.  On me l'avait déjà dit: il ne faut jamais dire jamais.

Je comprend que tu puisses ne pas être d'accord avec mon tatouage.  Je pourrais même accepter le fait que tu ne le trouves même pas joli, ton silence me le fait bien assez comprendre.  Mais je ne comprend pas que toi tu ne cherches pas à comprendre, à voir plus loin que le bout de ton nez.  Pourquoi tu refuses d'admettre que derrière la facade du rire et de la bonne humeur, il y a de la matière sensible qu'on peut blesser.  Que tu as blessé.

Bien sur que mes larmes étaient disproportionnées.  Bien sur que c'est disproportionné de le prendre comme ca pour le seul fait que tu n'ais pas voulu m'accompagner.  Mais ce n'est pas de ca dont on parle.  Ca non plus tu ne sembles pas vouloir le voir.  On parle de ton refus d'admettre que ce qui est futile pour toi peut être important pour un autre, de ton refus de faire quoi que ce soit qui ne te soit pas directement utile ou qui requiert le moindre effort, de ton refus de regarder, de me regarder, et non pas simplement de me voir.  La surface, le vernis, ca n'a jamais rien dit de personne.  Et je passe, encore, le mensonge, ou le manque de tact.  "Il faut que je range ma chambre" alors que tu ne travaillais pas depuis jeudi et que je te connais suffisemment pour savoir que tu n'en feras rien, "il va y avoir ta cousine et je n'aime pas la facon dont tu te comportes envers moi en sa présence" alors que je t'avais dit qu'elle ne serait pas la, et même "moi je pensais que tu ferais un tatouage plus grand, en stylisé", ignorant cette fois ouvertement et sans fard mon désir...

L'Autre.  C'est le seul mot que j'ai trouvé pour te définir.  Celui que je ne connais pas.  Plus.  Qui ne me connais pas.  Plus.  Peut-être ne m'a-t-il jamais connu.  L'enfer c'est les Autres. 

16.05.2007

Tout vient à point...

Joie!  Bonheur!  Extase!

Enfin, après de nombreux messages restés sans réponse, Lexis Nexis me rappelle.  Je précise que Lexis Nexis est une maison d'édtion juridique qui représente l'équivalent du Taj Mahal pour les amoureux du Code civil ^^  Me voilà titulaire d'un stage de trois mois au départment Recherche et Formation =D

 

Comme quoi il ne faut jamais désespérer ^^  Quand la DRH va rentrer de vacances, elle va trouver 5 messages de moi sur sa boite vocale... (*Elle était motivée celle-là!* :p)

14.05.2007

The keys

L'importance symbolique qu'un coeur amoureux peut donner à un évènement insignifiant ou simplement pragmatique me fait sourire.  Comme ses parents sont partis en vacances, loukoum et moi allons jouer le petit couple installé pendant une semaine.  Mais comme l'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval et qu'il va me falloir aller gagner ma pitance, j'ai hérité (avec interdiction de les perdre :p) du jeu de clef de madame loukoum-mère.

Quelle émotion, mes aïeux, quelle émotion!  Mais en réalité, c'est plus le fait même de recevoir un jeu de clef de la maison qui me plaît, plus que de pouvoir entrer comme si c'était chez moi.  Entre dire "c'est moi!" à l'interphone, ou "c'est moi!" en entrant dans l'appartement, il n'y a en soi pas une grande différence.  Mais le sentiment rejoint la thèse de Sartre selon laquelle le garçon de café n'est garçon de café et ne prend plaisir à l'être que s'il répond à l'image préconcue qu'autrui s'attend à avoir de lui.

Parce que dans mon esprit la vie quotidienne classique d'un jeune couple heureux comprend entre autre le moment où l'un des membres du couple, rentrant fourbu après une journée de travail, passe la porte en lançant un "c'est moi!" enjoué, en recevant un jeu de clef de l'appartement j'accède par la même occasion à l'apparence, et donc à la réalité, des joies enfantines et délicieuses du début d'une vie de couple (sans les heures supplémentaires qui font diner seul, les couches à changer qui interrompent les siestes crapuleuses, et les-dites siestes crapuleuses empêchées par une malencontreuse migraine).

Les clefs deviennent donc à elles seules la promesse de joies futures, dont la seule idée me rend joyeuse.  J'hésite entre "ce que je peux être brillante", "ce que je peux être chiante" et "ce que je peux être superficielle"...

13.05.2007

Scrabble

Round 1: Loukoum 220 / Bulette 205 (mais un scrabble avec un "déboucha" - qui n'apportait que 18 points, vive le bonus de 50 ...)

Round 2: Loukoum 99 / Bulette 130.

 

MWÂHÂHÂHÂ!!!! 

Home alone

Aujourd'hui je boude le match de mon loukoum chéri.  Je suis restée bien au chaud sous la couette tandis que lui se gelait les miches dans ses cages ^^  Enfin, se gelait, quand je vois l'accoutrement que porte un gardien de hockey je me dis que lui non plus ne devait pas avoir si froid que ca... ("fuyez, c'est l'Abominable Homme des pelouses!!" nyark, nyark, nyark...)

 

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